La campagne torture et moi, avant et après Oslo

Avant de rejoindre ce groupe et de participer à cette expérience à Oslo, j’étais, bien sûr, comme tout membre d’Amnesty International, fortement opposée à la torture et prête à suivre le mouvement dans cette campagne mondiale qui s’annonçait.

Mais ce retour aux sources d’Amnesty m’intéressait a priori moins que le développement de thématiques nouvelles pour Amnesty comme celle de la campagne “Mon corps, mes droits”.

Le sujet de la torture me semblait en effet plus lointain et, surtout, je me sentais moins armée pour répondre aux questions les plus provoc’ que tout militant peut entendre dans la rue. Moins sûre de moi, moins légitime.

Et maintenant ? Maintenant je me sens à peu près inattaquable sur le sujet, j’ai le sentiment de pouvoir répondre à tout contradicteur potentiel. Car, au cours de ces trois jours, en me creusant la cervelle avec le groupe sur la meilleure façon de toucher les gens, de les sensibiliser et de les motiver encore plus, je me suis moi-même gonflée à bloc de motivation et, surtout, j’ai amélioré mes connaissances et ma capacité à me saisir du sujet et à argumenter.

Réfléchir profondément aux raisons de lutter contre la torture, revenir aux sources, se tester, permet aussi de se construire son propre argumentaire en s’appuyant sur les points qui nous marquent le plus.

D’aucuns parleraient d’empowerment, d’autres auraient le poil hérissé à l’évocation de cet anglicisme… Tout ce que je sais, c’est que je suis arrivée à Oslo en tant que militante et que j’en ressors en tant militante +++.

 

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